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mercredi 20 février 2013
Corrélation des cultures
Le huitième centenaire de Notre Dame de Paris offre l’occasion de belles photographies des divers éléments de ce chef d’œuvre. Cathédrale de l’Université naissante, l’édifice a su emprunter ses plus belles inventions aux différentes civilisations qui fécondaient déjà l’Europe : La voûte que les chansons de l’époque nomment « la nef renversée » en y reconnaissant la technique des bateaux des envahisseurs Vikings ; les merveilleuses rosaces imitant celle de Jéricho qui ornait la demeure du chef musulman de cette ville dès le huitième siècle, les audacieuses croisées d’ogive qui viennent des palais musulmans d’Espagne . Tout comme les reines de France qui se succédèrent pendant la construction de Notre Dame : Aliénor d’Aquitaine, Blanche de Castille, Marguerite de Provence, toutes marquées par l’influence de l’Espagne islamisée. Même les décors des portes et des chapiteaux sont vibrants des poésies du Moyen Orient, les feuillages des ferrures des portes portent la prière joyeuse des oiseaux écoutés par les moines de la thébaïde. Une seule harmonie et de multiples modèles !
mercredi 21 décembre 2011
Au pied d’un vieil arbre
Ses feuillages tombés, nous voici plus attentifs à la structure de nos arbres, elle a inspiré de grands peintres. Comment ne pas affiner notre regard en reconnaissant Mondrian dans cette architecture géométrique ? Mais il ne faut pas oublier les racines, bien séparées au sol et conditions de la vie même du vivant qui nous offre sa protection. Racines multiples mais jamais concurrentes, racines qui couronnent au sol la vigueur du tronc qui pointe vers le ciel. Il arrive qu’on trébuche sur ces formes parce qu’on les a oubliées, mais même fâché contre elles, on ne les coupe pas, par respect pour l’arbre ! Pour quoi priverions nous nos vieilles civilisations de leurs vigoureuses racines ? Comment ferions-nous pour effacer aux yeux de nos jeunes les apports successifs des envahisseurs qui ont enrichi nos compétences, Celtes, Gallo-romains, Grecs, Musulmans, Vikings…Nos frigidaires assemblent des pièces fabriquées loin de nous, et notre jeunesse porte des grâces venues d’ailleurs.
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mercredi 11 mai 2011
Citoyenneté : Une forteresse ou un facteur de paix ?
Le mot vient des antiques Cités grecques mais il se refermait alors sur leurs habitants. Pourtant le manteau qui enveloppe ces citoyens est si précieux qu’il devient le présent des Romains aux autres peuples : grâce au « Droit Romain », la Pax Roman transforme des vaincus en alliés. Son chantre Cicéron, plaide, 63 avant Jésus Christ ! ses fameuses Catilinaires qui ont déjà les accents d’un René Cassin. Deux siècles après lui, Caracalla oppose le Droit du sol à celui du sang, et propose à tout étranger qui sont sur les terres de l’empire romain de se flatter d’être citoyen romain pourvu qu’il soit libre. La Citoyenneté est « le rassemblement de tous ceux qui s’accordent sur certains principes modérés ». Face aux Vandales qui envahissent la riche Afrique du Nord au V° siècle S. Augustin saluera « la multitude heureuse rassemblée par une reconnaissance commune du droit et une communauté d’intérêt »
La citoyenneté est donc une affaire de cœur plus que de fortune, un honneur unissant droit et devoir dans une même dignité. Son éclat explique sans doute pourquoi elle reste toujours à conquérir comme la Dame des troubadours médiévaux.
jeudi 5 mai 2011
Responsabilité individuelle ou collective
Quelques musées Français exposent des masques africains et le public en admire la ligne sculpturale souvent tellement remarquable que ces œuvres ont inspiré Picasso et ses amis. Mais savons-nous bien leur rôle ? Ces masques chargent celui qui les porte d’une responsabilité collective qui efface tout à fait son rôle individuel, on ne voit même plus son visage tandis que la robe de nos magistrats laisse apparaître leurs identités. Toutefois, il s’agit toujours de rappeler la conséquence collective de toute faute, par delà l’individualisme de notre époque.
Souvent, la discussion avec un drogué ou à son propos souligne la loi ou le danger, et elle suscite un déni difficile : « J’ai bien le droit, c’est de ma vie à moi qu’il s’agit, je fais comme mes copains…» mais si on invoque la responsabilité de l’exemple offert aux enfants, le discours du fautif change « C’est vrai que c’est dangereux , il faut protéger les petits » et il va se débarrasser du poison.
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Souvent, la discussion avec un drogué ou à son propos souligne la loi ou le danger, et elle suscite un déni difficile : « J’ai bien le droit, c’est de ma vie à moi qu’il s’agit, je fais comme mes copains…» mais si on invoque la responsabilité de l’exemple offert aux enfants, le discours du fautif change « C’est vrai que c’est dangereux , il faut protéger les petits » et il va se débarrasser du poison.
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mercredi 10 novembre 2010
Promenade au Louvre
Cette immense boite à bijoux que constitue l’ancien palais des rois de France devenu musée suscite maintes questions sur l’histoire des civilisations. Ces maintes questions seraient elles des éléments de réponses à nos interrogations actuelles ?
Par exemple:
Pourquoi le choix de chaque visite évacue-t-il souvent les salles qui présentent d’autres réalisations, même si celles-ci sont contemporaines ?
Pourquoi en passant des chefs d’œuvre grecs, le plus souvent en marbres, aux œuvres médiévales les vitrines brillent-elles soudain des reflets de l’or et de l’argent ?
Pourquoi les mêmes sujets sont-ils traités par des artistes de civilisations différentes ? et pourquoi supportent-ils des compositions diverses selon leurs époques ?
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Par exemple:
Pourquoi le choix de chaque visite évacue-t-il souvent les salles qui présentent d’autres réalisations, même si celles-ci sont contemporaines ?
Pourquoi en passant des chefs d’œuvre grecs, le plus souvent en marbres, aux œuvres médiévales les vitrines brillent-elles soudain des reflets de l’or et de l’argent ?
Pourquoi les mêmes sujets sont-ils traités par des artistes de civilisations différentes ? et pourquoi supportent-ils des compositions diverses selon leurs époques ?
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mercredi 28 avril 2010
A l’école, je suis nul
Pourquoi je m’ennuie à l’école ? Parce que je ne réussis pas à apprendre.
les lettres ne m’obéissent pas quand je les lis.
D’ailleurs, je ne comprends pas tous les mots.
Parce que je ne vois pas
à quoi sert ce qu’on m’apprend.
Je suis tellement nul que je n’ai pas
Les habits des autres.
Quoi faire pour me distraire ?
Faire partie d’une bande
pour être moins seul,
Me battre pour être le plus fort.
Au moins, trouver de l’argent
pour compter pour les autres
La prison n’est pas si terrible
puisqu’on y retrouve ses copains.
Cette expérience trop précoce de la solitude répond exactement aux problèmes des parents, car l’isolement de ceux-ci est encore plus lourd que celui de leurs enfants tant les changements ont été rapides. Il n’y a qu’une ou deux générations, à côté de la maison paternelle, il y avait « la famille » ; à la campagne, tout le monde veillait sur les jeunes, en ville, la maman restait à la maison pour s’occuper des enfants, et surtout, les anciens pouvaient comprendre à la fois les parents et leurs rejetons. La naissance d’une nouvelle société fait surgir des questions difficiles.
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Pour aller plus loin : les oeuvres de Jean Marie Petitclerc
les lettres ne m’obéissent pas quand je les lis.
D’ailleurs, je ne comprends pas tous les mots.
Parce que je ne vois pas
à quoi sert ce qu’on m’apprend.
Je suis tellement nul que je n’ai pas
Les habits des autres.
Quoi faire pour me distraire ?
Faire partie d’une bande
pour être moins seul,
Me battre pour être le plus fort.
Au moins, trouver de l’argent
pour compter pour les autres
La prison n’est pas si terrible
puisqu’on y retrouve ses copains.
Cette expérience trop précoce de la solitude répond exactement aux problèmes des parents, car l’isolement de ceux-ci est encore plus lourd que celui de leurs enfants tant les changements ont été rapides. Il n’y a qu’une ou deux générations, à côté de la maison paternelle, il y avait « la famille » ; à la campagne, tout le monde veillait sur les jeunes, en ville, la maman restait à la maison pour s’occuper des enfants, et surtout, les anciens pouvaient comprendre à la fois les parents et leurs rejetons. La naissance d’une nouvelle société fait surgir des questions difficiles.
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Pour aller plus loin : les oeuvres de Jean Marie Petitclerc
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