vendredi 7 octobre 2011
La leçon des récits de vie
mercredi 26 janvier 2011
L’importance du regard
Dans nos campagnes, des saisonniers rompent la connivence des traditions provinciales par un langage et des usages différents ; que dire alors de nos Cités qui rassemblent le monde entier dans les murs des H.L.M. ? Souvent, chacun des résidents, et pas seulement les Français, déplore l’éclatement du confort de « l’entre soi ». Cette situation, irréversible maintenant, n’est-elle que négative ? N’y a-t-il que des dissemblances entre nous ? Comment discerner les hances qu’elles portent ?
Une anecdote tirera d’un jeune Français, Sénégalais d’origine, un conseil avisé :Une conteuse développa le conte de Riquet à la Houppe rapporté par Perrault en 1644 et, dès la fin de la descriptions des noces entre la princesse et l’homme qui avait traversé la terre pour la voir, un adolescent noir remarqua : « Chez nous, le marié ne sort pas de la terre, il traverse la mer en bateau, mais c’est le même problème, il vient de loin et ensuite elle quitte son pays à elle pour l’épouser. » Il continua : « Est-ce qu’elle le trouve beau parce qu’elle est devenue assez intelligente pour se rendre compte qu’il est beau même si il n’est pas comme elle, ou bien est-il vraiment devenu beau à force d’aimer la princesse ? » et le garçon immigré de conclure « Cette histoire c’est la nôtre, maintenant. »
CIFRI
Cf. Vasconcelos « Mon bel oranger » s’achète seulement sur Internet
mercredi 24 novembre 2010
Le même chant d’amour
Shakespeare nous donne peut-être la réponse à ces hypothèses quand cet Anglais du XVI° siècle place en Italie le drame de l’amour impossible de « Romeo et Juliette ». Rien d’étonnant que le musicien Léonard Bernstein et le cinéaste Robert Wise nous raconte «West Side Story » en 1961 peu avant « Le collier perdu de la colombe » de l’artiste Nacer Khemir édité en 1993.
C’est toujours la même épreuve initiatique qui est décrite car les hommes sont plus proches que différents. Toucher au cœur de leur expérience rend l’œuvre admirable par tous, comme le Taj Mahal Indien qui attire des touristes venu de tous les continents.
CIFRI
mercredi 17 novembre 2010
Le temps ou les temps
Comment s’étonner que celui-ci recouvre des situations liées au climat, « Il fait mauvais ou beau temps » au genre du travail requis, Quel paysan ne « prendrait pas le temps » de saluer le passant ? Alors qu’on informe la famille de la gravité d’une opération en lui indiquant le temps qu’elle a duré. Il arrive aussi que le temps de la prière s’accomplisse dans une durée qui frôle l’éternité de Celui qui est invoqué.
Selon l’importance que prend le sacré dans la conception de l’existence, le « temps » change de sens, il est mesure des rencontres extérieures au cadran de la montre, ou de l’efficacité matérielle mesurée par l’horloge, ou bien transcendé par l’éternité. Quoi d’étonnant que sa perception soit liée à la civilisation de chacun ?
CIFRI
mercredi 27 octobre 2010
Le temps ou les temps
Comment s’étonner que celui-ci recouvre des situations liées au climat, « Il fait mauvais ou beau temps » au genre du travail requis, Quel paysan ne « prendrait pas le temps » de saluer le passant ? Alors qu’on informe la famille de la gravité d’une opération en lui indiquant le temps qu’elle a duré. Il arrive aussi que le temps de la prière s’accomplisse dans une durée qui frôle l’éternité de Celui qui est invoqué.
Selon l’importance que prend le sacré dans la conception de l’existence, le « temps » change de sens, il est mesure des rencontres extérieures au cadran de la montre, ou de l’efficacité matérielle mesurée par l’horloge, ou bien transcendé par l’éternité. Quoi d’étonnant que sa perception soit liée à la civilisation de chacun ?
CIFRI
vendredi 25 juin 2010
De quoi on parle ?
Et c’était déjà pareil à l’école,
Là-bas, j’avais de mauvaises notes,
Ici, je n’obtiens pas ce que je demande.
C’est à cause des mots qui ne me disent rien
L’administration, c’est compliqué
On ne comprend pas les mots des imprimés,
Souvent même ceux des guichetiers
Les mots résument des images
Je les vois bien, seulement
Ce ne sont pas les mêmes
Pour moi et pour celui qui me parle.
Entre lui et moi, il y a un écart
L’étendue de la Méditerranée.
Voisins depuis si longtemps,
N’aurions-nous pas dans nos tiroirs
Des souvenirs semblables ?
CIFRI
mardi 11 mai 2010
Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?
Les artistes contemporains ont largement puisé dans le patrimoine international pour moderniser la peinture, la sculpture, la musique, et même la mode. Que serait actuellement le rayonnement de la culture européenne sans cet apport ? Celui dont on ne sait que faire, faut-il l’exclure ou bien l’écouter comme fit le patron de ce gamin analphabète et insupportable devenu maroquinier comme ses aïeuls marocains. Le cordonnier vend maintenant des portefeuilles et des objets de luxe.
CIFRI
Cf. Michel Drucker « Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? »
lundi 5 avril 2010
Echo de la voix des anciens
La plupart des peuples ont proposé des alternatives à l’action des parents proprement dits, c’est la parenté, le voisinage immédiat qui soulageait la charge trop lourde des géniteurs. Dans les modernes quartiers de nos villes, ce recours s’efface souvent à cause de la dispersion des familles, et on cherche à proposer des activités attrayantes pour occuper une jeunesse en danger, or ces dépenses s’avèrent décevantes. Sachant bien que l’engrais ne suffit pas à fortifier le planton, nos ancêtres prenaient soin de nourrir le terreau de la communauté urbaine par un lieu symbolique accessible à tous et toujours régulièrement animé par des rites festifs. Qu’on l’appelle salle des fêtes, Case à palabres ou autrement, il s’agit toujours d’une humus protecteur…
Au nouveau venu qui entre, des jurons pleins la bouche, l’immigré objecte : « Arrête, tu abîmes les murs de notre maison » et l’adolescent poursuit « Parce que les murs de la maison c’est nous » Quel aïeul français a donc chanté les murs de « Dame Tartine » qui étaient bâtis avec les douceurs du goûter offert après la classe ?
CIFRI
Pour aller plus loin : oeuvres de Jean Marie Petitclerc
lundi 29 mars 2010
L’image du miroir
Je feuillette un album de photos,
Le temps a copié-collé sur mon visage
Toutes les figures du passé,
Je feuillette un album de souvenirs,
De qui est-ce que je tiens les cheveux,
La forme du nez et des sourcils,
La couleur des yeux et de la peau ?
Mais comment les reconnaître,
Pour découvrir qui je suis.
Il faudrait se rappeler l’histoire
Et les histoires d’amour et de guerre
Qui se ressemblent dans tant de pays
Chaque trait de mon visage
Vient de parents qui se sont aimés
L’amour a partout la même couleur
Me voilà dépositaire d’un immense héritage
Maillon incontournable de la chaîne humaine
Qui confie à chacun le dessin de la Vie
Qui l’embellit de la grâce de son hérédité.
CIFRI
Cf. M. J. Coloni De leurs terres au béton Ed Georg, Genève.